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“Dans toutes les larmes s’attarde un espoir”

Tháng Ba 18, 2014

Simone de Beauvoir a écrit “Dans toutes les larmes s’attarde un espoir”. Louis Aragon dit aussi la même chose avec d’autres mots “Qui parle du bonheur a souvent les yeux tristes”.

Je voudrais bien m’accrocher à ces phrases pour vivre. La vie est sans pitié parfois: On m’a éduquée pour accomplir des devoirs. Devoirs de fille dans une famille, de citoyenne dans la société, d’épouse et de mère depuis mon mariage.

En fait, réellement, je deviens un peu plus … libre seulement avec la retraite. Mais peut être trop tard, la vieillesse restreint drôlement mes libertés.

«Une fille ne court pas», une expression de mon arrière-grand-père. Une fille doit đi nhẹ nói khẻ (marcher à pas feutrés et parler à voix basse). Une fille doit «tứ đức tam tòng» ( les quatre vertus et les trois soumissions – công dung ngôn hạnh, tại gia tòng phụ xuất giá tòng phu, phu tử tòng tử) les «choses» que j’ai intériorisées profondément. Il s’agissait de la socialisation primaire.

Cette philosophie de devoirs trouve aussi des «justifications» à travers mes lectures (Rousseau notamment, pour les devoirs sociaux mais aussi Perrenoud pour les devoirs de l’enseignant, …) et me voilà partie à la lutte pour que autrui vive mieux.

Mais moi, est-ce que je vis mieux ?

Des études «modernes», l’accès à l’idéologie de libération des femmes, … changent-ils mes conceptions de vie ? Pas nécessairement, ils créent plutôt des conflits internes chez moi et parfois ils s’éclatent en révoltes. Et puis la vie continue…

Ecrire est un plaisir. Ecrire pour mes lecteurs du Vietnam, pour au moins apporter quelque chose à un pays où règnent beaucoup d’inégalités sociales, où la déviance fleurisse partout  et où tout le système d’enseignement est de très mauvaise qualité… Encore cette notion de devoir qui me motive !

Mais écrire reste un plaisir: je me sens utile, malgré la souffrance.

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