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Đường xưa lối cũ – Les chemins du passé

Tháng Mười 2, 2014

 

Một ngày ở Saigon, tôi đã theo những địa chỉ cũ, cố gắng tìm vết tích của các bạn học ngày xưa …

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Un jour à Saigon, j’ai pris un taxi payé à la course mais avec la promesse, vraisemblablement, de le louer pour une demi journée.

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Première destination : 371 duong Ba Hat.

L’endroit n’est pas loin de mon hôtel.

Déjà, la première fois en arrivant de l’aéroport, en passant, j’ai repéré la rue – celle où Duong thi Ngoc Diep habitait avec ses parents et où ses parents avait une épicerie moderne – très moderne à l’époque.

Ngoc Diep était sans problème : étudiante studieuse, douce, gentille, épouse idéale pour le contexte. D’ailleurs, elle a très vite épousé Tri après le baccalauréat. Un mariage classique, à 18 ans (Cưới vợ phải cưới liền tay, Nếu để lâu ngày thiên hạ bàn ra …). La dernière fois que je l’ai revue, c’était en 1978… elle venait de perdre un enfant, faute de traitement adéquat, à cause de la situation de pénurie de l’époque.

Les rues sont encombrées, comme toutes les rues de Saigon. Et voilà, je me retrouve devant un immeuble de quatre étages. Il avait deux étages. Mais c’est bien connu, à Saigon, c’est comme en Grèce, on monte les étages facilement, parfois même en ignorant la capacité de résistance des fondations !

Le rez, bien entretenu et est occupé maintenant par un institut de beauté. En voyant entrer une dame de l’allure distinguée (= moi !), l’hôtesse du comptoir, en robe traditionnelle bleue, me gratifie d’un accueil très respectueux, une deuxième personne accourt même pour me servir. Mais les réponses – sèches et indifférentes – ne tardent pas à venir, quand je formule l’objectif de ma visite : “allez vous informer auprès des gens dans la ruelle à côté”.

Une dame, la soixantaine comme moi, la première que je rencontre dans la ruelle (hẻm) à côté me dit immédiatement que les personnes qui habitaient là sont parties à l’étranger depuis bien vingt ans. Est-ce une réponse pour avoir “la paix”, ou est-ce sincère ?

Je suis à Saigon depuis trois jours seulement et suis encore incertaine devant la culture des gens du …pays, de mon pays qui n’est plus le mien.

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Ma deuxième adresse : rue Nguyễn tiểu La 117 P où habitait Nguyen kim Duyen, dont la mère (veuve ou célibataire ?) brodait pour lui payer ses études : actuellement, c’est le garage d’un réparateur (de vélomoteurs) qui est là depuis 5 ans.

Où est donc mon chemin d’antan ?

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Je cherche ensuite, la mort dans l’âme, ma troisième adresse : chung cư Nguyen Kim, chez Kim Nga, ou plutôt chez ses parents.

Kim Nga, c’est une longue histoire de 1959 à 1975 – seize ans malgré tous les événements de la vie privée comme ceux de la grande histoire (changement d’école, carrière, mariage mais aussi départ à l’étranger, guerre et paix, …): La dernière lettre que je recevait d’elle était justement son faire-part de mariage, début avril 1975.

Elle a 2 ans de plus que moi. Deux ans, à l’école secondaire, cela compte : elle était déjà pubère quand j’étais toujours petite fille, elle avait déjà des problèmes de règles, de pudeur et elle m’a précédée dans tout cela. Moi qui suis l’aînée de famille, du coup, j’ai trouvé une grande soeur à l’école – surtout une grande soeur dotée de l’expérience d’une fratrie de douze enfants.

Kim Nga veut dire cygne en or.

J’ai imaginé, dans mes rêves, que l’appartement de Kim Nga reste occupé par un membre de sa fratrie (ils sont douze) et la situation me permettrait ainsi de retrouver Kim Nga. Mais le taux de rotation pour les appartements est plus élevé encore que pour les maisons et je suis là, devant un immeuble à appartements multiples de quatre étages, surpeuplé, vétuste et sale. Et personne ne connaît ni Huynh Kim Nga, ni Huynh Dao Sanh (le nom de son père).

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Mon pélerinage prend fin. Brutalement et sans résultat.

Trente cinq ans et des bouleversements.

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Nguyen Huynh Mai

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